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C'est le jour où j'ai pris le temps de regarder ce foutu creux difforme qui domine mon bidon. Oui, le jour où j'ai passé une heure à regarder cette chose à laquelle je pense bien trop souvent ces temps ci. Je le fixais, sans ciller en pensant à des tas de choses tout en ne pensant à que dalle. Je pensais à cette chose qui aurait pu être, cette chose qui n'est plus ou plutôt, n'a jamais été. J'ai pensé à ces visages si familiers et à ceux qui ne le sont plus. J'ai pensé à ces quinze années qui ont filés comme certains sifflent une bouteille de vodka. C'est le jour où j'ai compté les jours qui me séparaient de lui, déçue devant le fait accomplit : ce nombre de jours ne tient pas sur une main mais sur huit, où j'ai souris à une heure du mat' réveillée par cette sonnerie abominable. Les jours sont longs mais vont bientôt ne plus l'être. Je vais entendre les deux rires les plus communicatifs de toute cette putain de planète terre et mêlerai le mien au leurs. Ça va être comme dans les films de série Z où tout le monde est content et court le long de la rue, main dans la main en riant aux éclats, les cheveux au vent. Ça va être beau, ça va être bien. C'est le jour où ma main a frôlé le sommet de cette colline en imaginant ce que ç'aurait pu être. C'est paul, marion, hélène, jeanne, clémentine, armande, violaine, charlotte, cassandra, éva, clémence, pauline, isabelle, clémentine, henri, anass, nadir, camille, j-c, paul... C'est vous. Merde. C'est bien vous... C'est le jour où Paris était ensoleillé et ma tête nuageuse, risque important d'averse pouvant engendrer des inondations...
(Et ouais faut que je m'y fasse...)
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